Histoire de la commune

C'est en 1183 qu'apparaît pour la première fois, dans un texte écrit, la mention de Wittelsheim, alors écrit "Wittolsheim". Par ce texte, le Pape Luce III confirme au Chapitre de Lautenbach ses possessions et ses privilèges parmi lesquelles figure notre commune. Wittelsheim est déjà alors une paroisse, possédant son église dont les chanoines nomment le curé.

Ce village du Moyen-Age était en fait la continuité d'un peuplement déjà installé à l'époque gallo-romaine. La légende place à Wittelsheim la bataille et la victoire de César en 58 avant JC sur le chef des guerriers suèves Arioviste, victoire qui allait ouvrir, pour cinq siècles, une ère de paix et de développement pour notre région.

Au fil du temps, successivement fief de l'Evéché de Bâle, des seigneurs de Hagenbach, puis de la famille Rinck de Baldenstein, avant d'être déclaré Commune lors de la Révolution, Wittelsheim aurait pu continuer de vivre ainsi la vie d'un village si, en 1904, ne fut découverte dans son sol la richesse de la potasse.

Les armoiries "d'argent à la lettre majuscule W de sable brochante sur le fût d'une crosse de même" rappellent l'ancienne obédience du village à l'Evéché de Bâle et son appartenance aux grandes abbayes du Haut-Rhin.

Grâce à des esprits éclairés et opiniâtres, tels que ceux d'Alfred et Amélie ZURCHER, Jean-Baptiste GRISEY et Joseph VOGT, qui furent les découvreurs de la potasse dans notre bassin, Wittelsheim, petite communauté agricole, allait devenir en moins de trente ans un grand centre industriel.Sa population devait passer de 1 442 habitants en 1905 à 7 105 habitants en 1931, pour en compter plus de 10 000 dès 1968.

Les cités minières, modèle d'habitat urbain, devaient sortir de terre à partir des années 20, afin d'héberger le flux de mineurs venus de Pologne, après que les puits de descente des hommes ou d'extraction du minerai ont été forés. Dès lors, toute l'organisation de la ville, son évolution sociale, son économie, lefçonnement de son paysage allait vivre au rythme de la mine qui devait assurer la prospérité pour un siècle.

Bien qu'en constante évolution, Wittelsheim devait souffrir gravement des vicissitudes des guerres désastreuses du XXème siècle. De 1914 à 1918, elle se trouva exposée sous les feux des canons du Vieil Armand, laissant à l'armistice le village en ruines et déserté de sa population. Après la défaite de 1940, elle subit le joug nazi, pour n'en être délivrée que le 3 février 1945, par la 1ère  Armée française, après dix jours de combats terribles. Le centre-ville était détruit à 90 %, faisant une nouvelle fois de Wittelsheim une ville martyre.

L'Entraide Française du Cher, qui s'était donné pour mission d'aider une commune d'Alsace particulièrement meurtrie, choisit Wittelsheim et lui apporta secours et réconfort. Ainsi naquit, aux lendemains de la dernière guerre, le parrainage qui unit notre commune au département du Cher.

En 1982, Wittelsheim et Bürstadt, commune allemande du Land de Hesse, signaient un pacte d'amitié et de jumelage.

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Construction du château d'eau en 1921 :                                  Vestiaires Joseph Else

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 Rue de Cernay en 1915 :                                                         Rue de Cernay en 1945 :                                                        Fête de la Libération 27 mai 1945
                                                                                                                                                                                                      parvis de l'Eglise Saint-Michel

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1945 - Rue de Wittelsheim detruite - 1er plan M. Jean-Francois SCHOTT et sa maman - 2.jpg
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